Audiodescription à la télé

L’accessibilité numérique n’est pas simplement une idée applicable au Web ou aux technologies qui s’y rattachent, mais peut tout à fait s’intégrer dans la vie de tous les jours.

C’est le cas en particulier de l’audiodescription qui commence à être présent dans certains long métrages, et sur certaines chaînes de la TNT. Le problème, si l’on  peut dire, est juste la configuration du décodeur. Prenons un exemple concret. Supposons que l’on souhaite regarder un film en AD sur TF1. La procédure à suivre est la suivante :

1- Passer d’abord en version SD en faisant 51 sur votre télécommande.

2- À l’aide de la touche « audio » sélectionner le canal « langue Allemand ».

En principe cela devrait suffir. À noter que le téléviseur ne conserve pas les réglages à priori et qu’il faudra tout recommencer si vous l’éteignez !

En termes d’accessibilité numérique, justement, il serait plus simple d’avoir une touche qui automatiserait cette procédure, ce qui simplifierait la vie de tout le monde.

Pour en savoir plus

http://audiodescriptionfrance.wordpress.com/2011/01/13/voir-un-film-en-audiodescription-a-la-television/

À suivre.

Aide à la navigation

Trouver l’information sur le Net, quelle qu’elle soit, n’est pas toujours facile pour une personne déficiente visuelle. Même si le site respecte les normes d’accessibilités internationales, encore faut-il trouver la bonne information au milieu des publicités et autres offres, qui, souvent, n’ont rien à voir avec le sujet. Ce faisant, un outil a été développé pour pallier à ce genre d’inconvénient : http://sonobraille.free.fr/localisateur/localisateur.php et cela de manière gratuite.

Certes ce n’est pas la panacée, mais ça peut tout de même rendre service. Par contre, l’interface étant réduite à sa plus simple expression, ne vous attendez pas à un super design mais l’appli reste relativement performante et est un gain de temps réel dans certain cas. Fini la recherche de l’information noyée au milieu de la page puisque « Le localisateur », c’est son nom, récupèrera automatiquement le contenu demandé, et cela rapidement.

L’initiative de ce projet est à saluer et même à encourager et pourrait en inspirer d’autres qui ont le soucis de rendre le Web toujours plus accessible, de manière pragmatique !

À suivre.

Scanners et lecteurs d’écran

Que signifie « se servir d’un scanner » pour un utilisateur de JAWS ?

On pourrait effectivement se poser la question ! D’ailleurs, certaines personnes se la posent. Puisqu’un scanner fournit une image numérique d’un document, alors comment celle-ci est-elle exploitable ?

Effectivement, cette problématique se rapproche de celle de l’« accessibilité des PDF ». Un document PDF n’est pas utilisable tel quel par une personne non voyante, il en est de même pour un document scanné. Le seul moyen de pouvoir lire ce type de document pour un utilisateur de JAWS est d’utiliser un OCR, logiciel capable d’effectuer de la reconnaissance de caractères, transformant ainsi un fichier image en fichier éditable, c’est-à-dire exploitable via un traitement de texte quelconque. Le procédé permet ainsi à un utilisateur de lecteur d’écran, et pas seulement JAWS, de pouvoir utiliser son scanner comme tout le monde. Évidemment, plus l’OCR sera performant et meilleure sera la reconnaissance.

J’espère donc que ceux qui se posaient la question de la pertinence d’un scanner pour une personne non-voyante comprendront dès à présent la manière dont il est utilisé, ce qui je le reconnais, ne va pas de soi !

À propos de HTML 5

Le HTML 5 est-il un pas de plus vers l’accessibilité numérique ?

html5

Tout dépend du contexte. Il facilite en effet la tâche pour certains développements, notamment pour des players. Le problème avec ce fameux HTML 5 est qu’il n’est pas pris en charge par toutes les versions d’Internet Explorer (IE), et encore moins par toutes celles de JAWS. Sans être trop technique, certaines balises HTML 5 ne sont pas gérées par JAWS et n’apportent rien de plus à un utilisateur non-voyant, même si elles ne gênent pas la navigation en tant que telle.

Par ailleurs, pour un fonctionnement optimal avec JAWS, 8 fois sur 10, il est indispensable de placer les sites qui posent problème en termes d’ergonomie dans la liste de compatibilité d’affichage, pour toutes versions supérieures ou égales à IE 9. J’ai explicité la démarche lors de la publication d’un ancien article sur ce blog,    « JAWS et Internet Explorer 9 et 10». Espérons simplement que les différents lecteurs d’écran du marché, smartphones et tablettes confondues, sauront suivre cette évolution, même s’il est vrai, qu’à l’heure d’aujourd’hui, le HTML 5 n’est pas complètement finalisé.

À suivre.

Les mises à jour d’applications

À priori, il serait logique de penser que les mises à jours d’applications, quelles qu’elles soient, améliorent la sécurité ou même l’ergonomie d’une interface. À priori seulement.

En effet il peut arriver que certaines mises à jour face perdre à un utilisateur non-voyant le bénéfice de l’accessibilité d’une application, alors qu’elles l’étaient jusqu’à présent ! C’est un classique me direz-vous. Mais alors que faire ? Il faut s’assurer via des forums ou bien via le bouche à oreille que la fameuse mise à jour ne sera pas au détriment des normes d’accessibilités numériques. Ce qui revient à dire qu’il vaut mieux, dans certains cas, ne pas faire la mise à jour du tout, tant que cela est possible ! Cela est d’autant plus important qu’il n’est pas toujours possible de revenir aux versions précédentes, en particulier sur l’IPHONE ou l’IPAD.

Attention donc à ne pas céder à tout prix à la mode de vouloir absolument la dernière version d’une application, en particulier pour des personnes handicapées visuelles, au risque de ne plus pouvoir utiliser partiellement ou totalement la dite application. Alors Messieurs et Mesdames les technophiles, faites preuve de prudence et de discernement.

Lecteurs d’écran futuriste

A l’heure actuelle, les technologies d’assistance tel que le lecteur d’écran JAWS, reste le seul moyen pour une personne aveugle d’utiliser un ordinateur.

Néanmoins les normes ISO internationales sur l’accessibilité numérique sont indépendantes de toutes formes de technologie et conduisent à étudier d’autres solutions alternatives, les « dits lecteurs d’écrans » classiques devenant obsolètes.

En effet, certaines personnes dont Gérard UZAN, chercheur et ergonome au laboratoire du THIM à l’université Paris VIII de St-Denis, proposent diverses solutions, remettant en cause le principe même du lecteur d’écran au profit de méthodes plus conviviales et interactives.

Le problème essentiel du lecteur d’écran standard est qu’il sera nécessairement en retard par rapport aux technologies existantes, tout en monopolisant en permanence l’attention de l’utilisateur. Une des solutions proposées par Gérard UZAN est d’exploiter l’écran d’un ordinateur uniquement en fonction des informations nécessaires, sans être constamment sollicité par des messages divers, dont le contenu n’est pas toujours pertinent !

On passe donc de la notion d’IHM (interface homme machine) à la notion de CHM (collaboration homme machine). Divers procédés sont à l’étude mais nul doute que ce type de système suplentera à terme nos lecteurs d’écrans actuels, au profis d’outil qui replaceront l’Homme au cœur du système d’information, et non plus la machine, comme ce fut le cas jusqu’à maintenant !

À suivre.

Aide visuelle

Certains industriels se sont intéressés au problème de la malvoyance, au quotidien.

C’est le cas d’une start-up Israélienne qui a développé une forme de « lunettes intelligentes », pouvant faciliter la vie au quotidien des personnes malvoyantes.

 http://fr.euronews.com/2013/08/26/des-lunettes-intelligentes-pour-les-malvoyants/

L’idée paraît séduisante mais encore faudrait-il savoir de quel type de malvoyance il s’agit. L’accessibilité aux éléments du quotidien n’est pas chose aisée, surtout qu’il existe autant de malvoyances que de personnes malvoyantes, pour caricaturer un peu !

Dans le même esprit, une société a développé une mini-caméra intégrant un scanner, utilisable à priori pour lire rapidement des documents, comme des cartes de restaurant, par exemple.

Même si la démarche est tout à fait louable en termes d’accessibilité numérique mais également sur le plan humain, il est nécessaire de garder un esprit critique quant à ce genre d’innovation, et ne pas hésiter à faire un retour d’expérience sur des blogs ou autres, ce qui serait constructif et enrichissant pour tout le monde.

À suivre.

Les sites marchands

Les sites marchands sont les sites posant le plus de problèmes en termes d’accessibilité. En effet, ceux ne sont pas les plus simples à rendre accessibles à la fois pour des raisons graphiques mais également pour des questions de sécurité notamment lors de transactions bancaires. Cependant, certains y sont parvenus.

Les sites « houra.fr » ou dans une moindre mesure « groupon.com » ont compris la nécessité de rendre leur information accessible à tous y compris aux personnes handicapées.

Voici des exemples des difficultés rencontrées par une personne handicapée visuelle :

1-      La création du compte lui-même qui, bien souvent, nécessite l’utilisation d’un captcha non accessible, bien qu’il existe des techniques pour rendre ces derniers utilisables par tous.

2-      Le paiement à proprement parlé qui, souvent, fait appel à des formulaires mal codés, rendant quasi impossible la transaction financière pour une personne aveugle ou mal voyante !

Il est pourtant possible d’allier accessibilité et sécurité à condition bien sûr d’intégrer ces deux problématiques dès la conception des sites marchands.Certaines choses sont faites et même bien faites, mais il reste cependant encore beaucoup de sites qui ne semble pas avoir compris que les personnes handicapés visuels de fait, représente un marché non négligeable, puisque tous n’ont pas l’autonomie suffisante pour se déplacer physiquement dans des magasins.

À suivre !

Braille ou audio

De nos jours, l’évolution de l’informatique a permis sans aucune mesure de donner de l’autonomie aux personnes handicapés en générales, et aux personnes handicapées visuelles, en particulier.

C’est d’autant plus vrai que les normes ISO d’accessibilités numériques ont une reconnaissance internationale depuis 2009. Néanmoins, une question revient souvent dans différent forums et autres blogs. Le Braille a-t-il encore son  utilité ? Évidemment  oui ! L’accessibilité numérique ne fait pas tout et ne remplacera jamais le Braille, seul mode d’écriture qu’une personne aveugle dispose. Il est important de savoir lire et écrire avant d’utiliser un ordinateur, même si les lecteurs d’écran sont de plus en plus performants.

Ne serait-ce que pour l’orthographe, ou pour palier aux imperfections des synthèses vocales, rien ne remplacera le Braille, même au dire de certains ! Si par exemple, une personne aveugle doit exploiter un tableau, ce sera toujours plus simple avec une plage Braille couplée à une synthèse vocale, que sans plage Braille du tout.

Soyons réaliste. Certes les technologies de l’information ont ouvert de nombreuses perspectives aux personnes en situation de handicap mais l’apprentissage du Braille est la base de tout et il serait difficile de faire sans. Ce qui doit changer en revanche c’est la manière de l’enseigner puis qu’il faut tenir compte de la notion de Braille informatique, notion relativement récente comparé à l’invention du Braille lui-même.

Concept RIA

RIA (Rich Internet Application), Application Internet Riche en Français, désigne toutes interfaces, ergonomies ou usages nouveaux sur le web.
Le RIA a pour but de rendre le net toujours plus simple et intuitif (simplification de l’interface IHM).

Source : http://blog.cozic.fr/que-sont-les-applications-riches-ria-partie-1-definition-et-usages-195

Technologies RIA

  • Flex pour le flash d’Adobe (version beta 1 aujourd’hui).
  • Silverlight de Microsoft, plug-in pour certain navigateurs (Flash-killer, bonne gestion de la vidéo notion très importante pour les technologies RIA).
  • OpenLaszlo développé en open source par Laszlo Systems (s’apparente à Flex).

Source : http://blog.cozic.fr/que-sont-les-applications-riches-ria-partie-2-technologies-et-exemples-concrets-199

Parmi toutes ces technologies une semble pour l’instant réellement s’imposer dans les entreprises « Flex d’Adobe ».

Source : http://entreprise2.wordpress.com/tag/ria/

La technologie AJAX peut aussi être considérée comme une technologie RIA mais difficilement accessible au sens du W3C à moins d’utiliser les spécifications ARIA (Accessible Rich Internet Applications), prévus pour les lecteurs d’écrans.

Source : http://ideance.net/publications/WCAG-2-Flash-PDF-Javascript.html#t42

La norme WCAG 2.0 tente en effet de normaliser ces différentes technologies.

Source : http://blog.artwai.fr/post/2007/02/22/Web-reloaded

Tout l’intérêt des applications RIA est exposé en détail ici :

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Web_2#Application_Internet_riche

RDA / RIA

La différence entre les deux est que l’une est directement exécutée sur la machine (cas des RDA) et l’autre via un navigateur (cas des RIA).
Les technologies utilisées sont semblables, ce qui peut prêter à confusion pour une personne n’aillant pas l’habitude. J’ai trouvé un article cours mais explicite qui m’a bien éclairé sur le sujet.

Source : http://www.gregory-tocut.fr/blog/2008/07/31/ria-rda-la-grande-revolution-du-logiciel/

L’évolution du Web passe sans aucun doute par des technologies RIA existantes mais surtout par des technologies innovantes telles que Greasemonkey, par exemple.
On voit même apparaître de nouveaux concepts comme « l’information liquide » qui est la généralisation des liens hypertextes à tous les mots d’une page Web. On parle donc d’hyper-mots où tous les mots sont cliquables via des liens gérés dynamiquement. Un tel projet nommé Alexandria est une application de l’hyper-mot mais orienté conception de dictionnaire. Rien n’interdit de l’appliquer à tout autre projet comme un « super moteur de recherche notamment).

Bien que globalement avantageuses, Les applications RIA présentent aussi certains inconvénients. Certaines données du disque dur ne sont pas accessibles ou bien encore la forte dépendance des RIA par rapports aux réseaux Intranet peut être un problème en termes de temps de chargement de l’application.
Notons toutefois que l’on peut utiliser des RIA sans connexion Internet  via certain logiciel tel que « Google Gears », par exemple.

Les avantages et inconvénients des RIA sont exposés ici :

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rich_Internet_Application#Avantages.2Finconv.C3.A9nients